Acteurs: Yves
Montand, Michel Etcheverry, Jaqueline Straup
Réalisateur: Henri
Verneuil
Musique: Ennio
Morricone
Format: Dolby, PAL
Langues: Français
(Dolby Digital 2.0 Mono), Allemand (Dolby Digital 2.0 Mono)
Sous titresl:
Allemand
Format: 16:9 - 1.66:1
Studio: Kinowelt Home Entertainment/DVD
Date sortie dvd: 7.
Janvier 2010
Durée: 122 Minutes
I... comme Icare est
un film français de Henri Verneuil sorti en 1979.
L’ensemble du film se
déroule dans un pays imaginaire et fictif, qui évoque cependant fortement les
États-Unis (cf drapeaux). On peut constater lors de certains plans l’insistance
sur un aspect international du scénario, de par la multitude des langues présentes,
par exemple sur les panneaux indicateurs et du décor très neutre, rendant
l’action possible dans n’importe quel pays.
À la suite de
l’assassinat du Président Marc Jarry récemment réélu, une commission d’enquête
dirigée par le président de la
Haute Cour de Justice, Frédéric Heiniger est instituée afin
d’élucider les circonstances de l’attentat. Le rapport final de cette
commission précise qu’il n’y a eu qu’un seul tireur, Karl-Erich Daslow, ayant
agi seul, par folie et avec préméditation. Ces conclusions ne satisfont pas le
procureur Henri Volney à qui sont remis les pleins pouvoirs afin de continuer
l’enquête.
Avec l’aide de ses
quatre collaborateurs, il récupère plusieurs films de l’assassinat lui
permettant ainsi de retrouver un plan avec neuf témoins potentiels. À l’issue
de recherches, il s’avère que huit des neuf témoins sont décédés, de causes
très suspectes (plusieurs accidents de la route, un assassinat sous couvert de
légitime défense, etc). Le dernier témoin est finalement retrouvé à la suite
d’un appel à la télévision, photographie à l’appui, du procureur Volney, il
s’appelle Franck Bellony et c’est ce dernier témoin qui permet de retrouver le
tireur réel.
Parallèlement, Henri
Volney s’intéresse à Karl-Erich Daslow, l’assassin présumé. Il découvre alors
que l’emplacement où le jour de l’assassinat ont été retrouvées des douilles du
fusil qu’aurait utilisé Daslow est techniquement impossible à reproduire,
accréditant ainsi l’hypothèse d’un autre tireur. D’autre part, un an avant l’attentat
Daslow avait également participé à une expérience, adaptation cinématographique
des expériences du psychologue américain Stanley Milgram sur la soumission à
l’autorité. Volney comprend donc que Daslow peut se soumettre à une autorité si
il respecte celle-ci. Enfin, l’équipe comprend que la photographie montrant
l’assassin présumé dans son jardin tenant le fusil du meurtre est un
photo-montage. En effet l’éclairage et la présence d’hortensias, qui ne
fleurissent pas en mars, mois au cours duquel la photo aurait été prise,
trahissent la photo.
Il se rapproche
progressivement de la solution de l’affaire en trouvant un lien entre le tireur
réel, vu dans un des films visionnés ; Carlos de Palma, membre de la pègre et
Richard Mallory, directeur des activités secrètes aux services spéciaux qui a
permis la grâce de ce dernier.
Un de ses
collaborateurs organise le cambriolage de l’appartement de Richard Mallory avec
l’aide d’un cambrioleur à qui l’on a promis une réduction de peine. Il trouve
durant l’action une cassette audio vraisemblablement codée pendant que le
procureur Volney, afin de protéger son adjoint, discute avec le chef des
activités secrètes jusqu’au retour des deux hommes.
Les derniers moments
de l’oeuvre se déroulent dans le bureau du procureur qui, après une nuit
d’efforts, arrive à décoder la
cassette. Le suspens est alors important en partie grâce à la
musique d’Ennio Morricone. Volney comprend que l’enregistrement retranscrit les
détails d’une opération nommé "Zenith" gérée par un groupe de
pression appelé Minos qui consiste à discréditer, à déstabiliser, engendrer des
révoltes, puis à assassiner le chef d’État d’un pays imaginaire Kawar. La fin
de l’enregistrement contient les ordres de lancement d’une opération nommée
"I comme Icare" devant se terminer le 17 à minuit, nous sommes alors
le 17 à 6 heures du matin.
A l’aide d’archives
de presse il arrive à retrouver le fil des événements tragiques de Kawar et il
s’aperçoit que Minos avait pour objectif de placer à la tête du pays un
dictateur militaire. Il découvre aussi que Carlos de Palma, à l’élection du
dictateur, était rentré à Kawar, recoupant ainsi toutes les pistes.
Se rendant compte de
la gravité des faits pour le pays, Henri Volney enregistre un mémo pour le
Président décrivant les preuves trouvées. Lors des dernières minutes il appelle
son épouse, écrivain et philosophe lui demandant ce qu’évoque le mythe d’Icare.
Pendant que celle-ci se renseigne dans son dernier livre, le procureur Volney
se rend devant la fenêtre de son bureau et est assassiné d’une balle dans le
crâne. Son épouse répond alors à la question en précisant la nature du mythe :
"Qui cherche à atteindre la vérité se brûle les ailes". Le spectateur
comprend alors que l’opération ’I comme Icare’ était destinée à assassiner le
procureur Volney lui-même. Le film finit sur un plan du bureau à travers d’un
couloir dans lequel se trouve un ascenseur dont les portes s’ouvrent, laissant
à chacun le choix de la personne se trouvant dans ce dernier. On peut cependant
supposer qu’il s’agit d’une personne chargée de récupérer le mémo vocal..
Distribution complète
(Hormis Yves Montand,
distribution par ordre alphabétique conformément au générique du film)
* Yves Montand :
procureur Henri Volney
* Michel Albertini :
Luigi Lacosta
* Roland Amstutz : Gregory
* Jean-Pierre Bagot : Michaël Mix
* Georges Beller : Sam Kido
* Maurice Bénichou :
Robert Sanio, l’homme à la caméra
* Edmond Bernard : Le
présentateur TV
* Françoise Bette :
Mme Bellony
* Roland Blanche :
Garcia Santos
* Benoît Brione : Le
reporter Bobino
* Jacques Bryland :
Nicolas Rosenko
* Gabriel Cattand :
Le président Marc Jary
* Nanette Corey
* Jacques Denis :
Despaul
* Erick Desmarestz :
Bob Dagan
* Thierry Dewavrin :
Rédacteur du journal
* Etienne Dirand : Le
médecin de l’hôpital
* Henry Djanik : Nick
Farnese, le faux témoin
* Michel Dussarat :
Robert Kosheba
* Michel Etcheverry :
Frédéric Heiniger, le président de la Haute Cour de Justice
* Joséphine Fresson :
Marianne Delila
* Jean-François
Garreaud : Vernon Calbert
* Jean-Claude Jay :
Albert Philippe, le sénateur
* Brigitte Lahaie :
Ursula Hoffman
* Bernard Larmande
* Daniel Léger :
Guillaume Géménos
* Jean Lescot :
Franck Bellony
* Jean Leuvrais :
Robert Picard, le ministre de la justice
* Gérard Lorin :
Flavius, l’assistant de Naggara
* Marcel Maréchal :
L’élève Rivoli
* Gérard Moisan :
Inspecteur au talkie-walkie
* Louis Navarre :
Maître Keller, l’avocat de Sanio
* Jean Négroni :
Carlos de Palma
* Jean Obé : Hugues
Adler
* Didier
Obin-Labastrou : Serge Levis
* Alain Ollivier : Le
directeur du laboratoire Kodak
* Paco : Le régisseur
au ’Buffalo’
* Robert Party :
Général Anthony Baryn
* Michel Pilorgé :
Reporter TV
* Roger Planchon :
Prof. David Naggara
* Christian Remer :
Charles Polodi
* Michel Raskine :
Ramon Jimenez
* Didier Sauvegrain :
Karl Eric Daslow, le faux tueur
* Jacques Sereys :
Richard Mallory, le chef des services secrets
* Georges Staquet :
Le gardien de l’immeuble assassinat
* Jacqueline Staup :
Mme Lapierre, la secrétaire de Heiniger
* Georges Trillat :
L’inspecteur au bar ’Manhattan’
* Pierre Vernier :
Charly Feruda
JAQUETTE EN ALLEMAND
MAIS AUDIO BIEN EN FRANCAIS