Durée totale : 1H38
Synopsis :
21 mars 2010. Georges Frêche est réélu dans son fauteuil. En Languedoc, il est le Président. Six mois durant, au fil d’une campagne ébouriffante et captivante, la caméra d’Yves Jeuland ne l’a pas quitté. Partout, hors champs et contrechamps, son oeil était là, dans le secret des conciliabules et les fins de banquet, face aux ténors des médias, dans son bureau, dans sa voiture, au saut du lit comme au bord de sa piscine. Escorté de ses deux conseillers, Georges Frêche se révèle un formidable animal politique, un grand acteur rabelaisien, matois et provocateur. Sans complaisance ni faux semblants, Georges Frêche est filmé en liberté. Comédie humaine violente et jubilatoire, drôle et impitoyable, ce voyage au cœur d’une campagne électorale est une leçon sur la chose publique et les jeux du pouvoir.
Regards de la PRESSE :
Bien au-delà du portrait d’un homme, "Le Président" est la radiographie implacable des moeurs politiques.
Gueulard et subtil, démago tout en assumant de déplaire, Frêche prend ici la stature d’un personnage de cinéma.
Humain, attachant, truculent, irritant, hilarant, cynique.
Ce captivant documentaire politique, sans commentaire - c’est son point fort -, raconte Georges Frêche lors de sa dernière campagne.
Le point
Il y a des bons mots et des insultes comme chez Lautner, des coups bas et des règlements de comptes comme chez Scorsese, des porte-flingues douteux comme chez Tarantino. Et puis il y a un acteur qui bouffe l’écran et charme la caméra. Il s’appelle Georges Frêche,
"Le Président" est avant tout un regard de moraliste, de cinéaste, dessinant sans haine ni amour, mais avec attention et humilité, le portrait d’un personnage public controversé, tout en dressant le tableau d’une certaine façon assez décourageante de faire de la politique.
"Le Président" est un grand film politique.
"Le Président" d’Yves Jeuland est un grand film.
(...) Formidable portrait en mouvement d’un personnage truculent, insupportable, rabelaisien, cynique.
Le constat est sinistre, le film, passionnant.
Une plongée passionnante dans la communication politique .
"Le Président" scelle ce qu’on nomme en langage entrepreneurial un marché gagnant-gagnant. Pour Georges Frêche, paix à son âme, qui fait la démonstration que l’étalage public du vice lui est compté comme une vertu. Pour Yves Jeuland, qui s’approprie sans le discuter le sulfureux bénéfice de cet histrionisme populiste.
On sort de la projection avec une certaine admiration pour le tribun flamboyant, mais aussi une vision critique de ses méthodes et de sa vision du combat politique.
Ce documentaire (...) ne dévoile rien qu’on ne savait déjà sur les contradictions du défunt (...) L’intérêt réel est ailleurs (...): révéler ce qu’est la politique française aujourd’hui, à savoir un art de la communication au détriment des convictions.